LE VENT SE LÈVE
Le vent se lève trop doux pour ma chair Je te prends comme un vaisseau la mer Volée d’oiseaux blancs où que j’aille Et toute cette foudre au fond des cales Christiane Loubier
Le vent se lève trop doux pour ma chair Je te prends comme un vaisseau la mer Volée d’oiseaux blancs où que j’aille Et toute cette foudre au fond des cales Christiane Loubier
Je me réveille avec un cri Ce n’est pas un rêve Je suis où tu n’es plus Une détonation en mer Non – un bruit comme le tonnerre Lorsqu’il tombe en pierre Tu ne désirais pas l’été Tu n’aimais que la nuit Les fleurs d’orage Les cordes de pluie Ta nuit aimée...
Puis-je à présent le dire? Ici la poésie Tenait pour nécessaires Les lilas et les roses Alexandre Toursky Alexandre Toursky , Un drôle d'air, (extrait)
Le temps ne passe plus La nuit ne guérit plus de la noirceur La vie se plie par les deux bouts Maintenant j’ai le cœur à l’écart Je suis celle qui se tient sur ses gardes Celle qui ne prend plus part Avec ou sans silence La vie n’est pas plus étanche...
Rescapées de terres noyées Les îles sont entourées de solitude L’orphelinat de la mer Là où l’attente est eau Là où l’absence est seule Inséparable de son ombre liquide Là où les ailes ne sont plus Que voiles repliées Là où il n’y a plus que rives Et...
Entre le décrit et l’exprimé, j’offre la fleur de sauge. René Char Texte extrait de La Nuit talismanique , Albert Skira éditeur, p. 66 Source de l'illustration : René Char. Faire du chemin avec..., Gallimard, p. 202