CE MERVEILLEUX ÉTÉ
Automne, toi qui passes avec des oiseaux fous de grand vent et de ciel pur après l'orage, je t'ai vu mesurer la toile d'une araignée couleur de miel sous la poutre quand ruisselait, torrentielle, la pluie et ton visage avait double face comme le dieu...
Chaque matin, et quel que soit le temps, Hélios nous prend dans ses bras : "Tout est à voir", dit la lumière qui éclaire la tuile fêlée, la mouche, ce visage émacié, la pariétaire des vieux murs, les pigeons en quête de miettes, et nous cherchant le regard...
Matin de septembre. L'espace a grandi entre les arbres verts qui semblent de profil. Ils regardent tous le soleil en face invisible pour toi depuis la fenêtre. le bouleau se hausse sur la pointe des pieds pour voir la lumière comme au-dessus d'un mur...
Quinze minutes d’autobus suffisent pour compter ce matin par les larges fenêtres les arches des rayons portant de l’un à l’autre le ciel de septembre. Cécile A. Holdban Une robe couleur de jour