L'ABRI
L’oiseau aux yeux jaunes S’est enfui avec les fils d’or de ma maison Je suis restée avec ma tête affolée Devant mon abri décousu Et les plis permanents de la nuit Christiane Loubier
L’oiseau aux yeux jaunes S’est enfui avec les fils d’or de ma maison Je suis restée avec ma tête affolée Devant mon abri décousu Et les plis permanents de la nuit Christiane Loubier
Vous êtes partis Puis revenus Ne venez pas me dire Que vous avez vu De plus beaux oiseaux Et même de la neige D’une autre couleur Ne venez rien me dire Je reste ici avec l’hiver Qui congèle le printemps Bien plus que la moitié du temps Je suis née immobile...
Je n’aurai pour tout dire Écrit sur mon chemin Que mon incertitude La buée qui recouvrait la vitre Mais jamais la fenêtre Et jamais le chemin Paul Vincensini Extrait de C'était hier et c'est demain, Anthologie, Éditions Seghers, « Poésie d’abord», 20...
Trop de vent trop d’orages Tu peux tout fuir Flammes fleurs et foin Même l’oiseau dans ta main Trop de neige trop de silence Tu peux tout trahir Sauf ce qui veut vivre Dans le jardin des ombres Ces lèvres entrouvertes Ces voix errantes Après les grandes...
Admirez cet amour si beau Si droit – bien haut Il lui manque un ciel Et une couvée d'oiseaux Christiane Loubier
Une goutte d’eau salée Dans une mer polluée Un seul nénuphar dans la mare Une fleur noyée Vos oracles au printemps Mes débâcles avec le temps Ma conscience du pire Et votre désir sans pitié Christiane Loubier