MER JOURS
et de harpes sans oiseaux
pour de secrètes marées disparues
dans l’anfractuosité des silences
tu retisses à rebours
les souffles à mon cœur capiteux
pour un mystère qui t’ensemence
dans le multiple dense des étreintes
tu auscultes toujours
d’une sonde à l’étoile
ta longue désespérance
Gaston Miron

